Pourquoi le jeûne hydrique devient-il incontournable 21e siècle ?


La communauté scientifique conclut que la première cause de nos maladies modernes est liée à l’environnement. Et si en changeant radicalement celui-ci tout en marquant une pause alimentaire de quelques jour nous avions là un des outils des plus efficaces pour prévenir ou agir sur les maladies du XXIe siècle ?

 

Avant d’aborder les effets salutaires du jeûne, je vous propose, dans un premier temps, de faire un état des lieux de notre santé publique. À l’issue de quoi, je détaillerai l’action du jeûne sur les facteurs à risque des principales maladies dites de civilisation : cancer, maladies cardio-vasculaires, Alzheimer, diabète et troubles psychiques. Lorsque ces maladies, conséquence du mode de vie à l’occidentale, sont déjà présentes, j’indiquerai en quoi cette pratique multi millénaire peut être utilisée comme traitement auto curatif, s’insérant, de fait, parfaitement dans le champ de la médecine intégrative.

Je conclurai mon exposé en citant de nombreux autres bénéfices que présente la pause alimentaire, notamment au niveau de l’esprit.

Au cours du XXe siècle, la médecine a connu des progrès considérables. Ainsi, en 1928 la découverte de la pénicilline par Alexander Fleming permit d’endiguer de nombreuses maladies infectieuses, alors souvent mortelles. Ce siècle a vu un recul considérable du fléau de l’époque qu’était la tuberculose.

Pourtant, malgré ces progrès et les conditions de vie qui se sont grandement améliorées pour la majorité d’entre nous, les maladies de civilisation n’ont fait et ne font encore que croître. En conséquence, nous vivons plus vieux mais surtout plus longtemps malades.

 

Le revers de la médaille de l’évolution de notre société est assez sombre lorsque l’on pose quelques chiffres : les maladies chroniques évolutives touchent plus de 20 % de la population française, l’obésité et le surpoids atteignent presque deux milliards d’individus dans le monde et tuent désormais plus que la famine. En un mot, hier nous mourrions de maladies infectieuses, aujourd’hui nous dégénérons. 

A qui la faute ?

Rythmes effrénés, stress quasi permanent, pollution omniprésente dans l’air et dans l’eau, produits chimiques des sols jusqu’à l’assiette et donc ingérés en abondance, mais également présents dans les produits d’entretien, dans nos habitats, dans la cosmétique, sans compter les perturbateurs endocriniens et la sur médication ! Tous les ingrédients sont donc réunis pour polluer notre corps et notre tête et pour dépasser nos capacités d’adaptation à notre environnement.

C’est donc sur celui-ci qu’il faut agir si nous souhaitons remonter à la cause.

 

Dans le domaine des maladies chroniques évolutives, le cancer représente un des premiers tueurs à l’échelle mondiale. Aux États-Unis, depuis le plan anti cancer instauré par le candidat, puis Président Nixon dans les années 1970, c’est près de 100 milliards de dollars qui ont été investis dans la recherche et la prévention, afin d’éradiquer ce fléau. Pourtant cette maladie est toujours en constante évolution…

Et notre pays ne peut pas se targuer de faire mieux puisqu’en 2018 c’est 382 000 nouveaux cas de cancer déclarés et 160 000 décès liés à cette maladie, selon l’Institut National du Cancer.

Si les causes de cette maladie sont multifactorielles, en revanche, agir sur son environnement reste le moyen le plus efficace pour prévenir le cancer.

Les différentes pollutions doublées de l’abondance de molécules chimiques présentes dans l’alimentation s’accumulent dans nos tissus au fil du temps. Il en résulte  une agression permanente de nos cellules et plus particulièrement de l’ADN de leur noyau par ces xénobiotiques (molécules étrangères à la vie). S’ensuit alors des mutations génétiques, à l’origine de nombreuses formes de cancer. 

Lorsque nous arrêtons de manger le corps active deux programmes essentiels. Le premier est la recherche de carburant à travers la néoglucogenèse c’est à dire comment fabriquer du glucose pour les cellules glucodépendantes à travers la dégradation des protéines et de la graisse. En même temps, il accélère les voies de la détox. Dit autrement, lorsque le corps n’a plus rien à assimiler il en profite pour faire le grand nettoyage. 

Les tissus superflus (kystes, lipomes, etc.), les cellules vieillissantes ou dégénérées serviront de matériaux de base pour le recyclage protéique, tandis que, rapidement, le tissu adipeux fournira l’énergie nécessaire pour répondre aux besoins permanents de carburant des organes, à commencer par le cerveau. Or, les toxines qui sont essentiellement liposolubles sont stockées dans le gras.

Dit d’une autre façon, lorsque je brûle de la graisse, je brûle également mes toxines entreposées dans mes cellules graisseuses. Par cet effet, je libère mon corps d’agents potentiellement cancérigènes.  

Un accompagnement thérapeutique du jeûne visera à fournir les plantes et compléments micro nutritionnels nécessaires à cette phase de détox afin d’éviter que les poisons remis en circulation ne se redéposent ailleurs. DÉTOXIK® du laboratoire COPMED joue parfaitement ce rôle.

Il devra être pris dès la phase de descente alimentaire, puis pendant le jeûne et durant la reprise alimentaire.

L’arrêt d’apport de nourriture permet ainsi à notre programme d’autophagie de tourner à plein. L’autophagie est un processus biologique tellement important qu’il a offert au japonais Yoshinori Ohsumi, la récompense ultime pour ses travaux, à savoir l’obtention du prix Nobel de médecine en 2016. Ce chercheur a découvert les différentes voies de signalisation de ce programme qui consiste à réparer et recycler les contenus cellulaires agressés par des toxiques (microbes, virus, poisons, etc.) et ainsi protéger les cellules concernées et leurs voisines des risques de dégénération ou de mort. Fait intéressant, le chercheur a montré que le cancer, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson ainsi que certaines maladies cardiaques et hépatiques se caractérisaient toutes par une insuffisance du processus autophagique.

 

Les travaux scientifiques portant sur les effets du jeûne ont souligné l’effet anti-inflammatoire de cette pratique. Citons à titre d’exemple la méta-analyse de Andreas Michalsen, médecin en chef au département naturopathie de l’hôpital Immanuel de Berlin, qui démontre que le jeûne agit comme un médicament anti-inflammatoire, sans les effets secondaires.

Or le terrain inflammatoire initie le lit de maladies dégénératives dont le cancer fait partie. Aussi, offrir une modulation des voies de l’inflammation par le jeûne est très intéressant pour corriger le terrain favorable à cette pathologie et bien d’autres.

Dans un autre registre, lorsque nous arrêtons de manger, le pancréas ne fabrique plus d’insuline. Or l’hyper insulinémie (taux excessif d’insuline) est un facteur favorisant la multiplication des cellules cancéreuses.

 

Ces actions favorables du jeûne hydrique, potentialisées dès le 3e jour, sur les facteurs à risques des maladies cancéreuses sont déjà, en elles-mêmes, des plus intéressantes dans un programme préventif de la première cause de mortalité chez l’homme en France.

Le jeûne enclenche rapidement la cétogenèse ou conversion de la graisse en corps cétoniques. Or l’un d’eux, le bêta-hydroxybutyrique agit comme un médicament anticancéreux, proche de l’action des inhibiteurs des histones déacétylases (HDAC). Cette pratique possède donc également une action auto curative.

 

Le second tueur en France (et premier chez la femme) sont les maladies cardio-vasculaires (MCV). Bien sûr, au même titre que pour le cancer, l’hygiène de vie au quotidien, à commencer par l’alimentation et la gestion du stress, est fondamentale pour pallier ces risques.

Mais encore une fois, la pratique régulière du jeûne (idéalement une cure annuelle de 7 jours), si la personne ne rentre pas dans le champ des contre-indications, s’avère des plus utiles pour prévenir ces maladies (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral).

 

Mais quelles sont les actions bénéfiques du jeûne sur les facteurs à risques des MCV ?

 

En fait, l’absence de nourriture permet de consommer les excès de sucre circulant et donc d’abaisser la glycémie, qui, en excès, agresse et blesse les vaisseaux sanguins transporteurs du glucose.

De même les excès de graisse sanguine (cholestérol et triglycérides) sont « mangés » en jeûne.

 

De très nombreux travaux, ainsi que ma propre expérience auprès de centaines de jeûneurs, ont démontré l’effet hypotenseur du jeûne. Fait intéressant, la baisse de la pression sanguine va, le plus souvent, au-delà de l’effet des médicaments pharmaceutiques (bêtabloquants ou inhibiteurs) avec un gain de 2 points sur la tension systolique (le premier chiffre mesuré) et d’1 point sur la tension diastolique. Les « normaux tendus » n’enregistrent aucune baisse de tension durable, comme si la « Nature » savait ce qu’il faut faire. 

 

En général, l’effet perdure de 6 à 12 mois après le jeûne et conditionne ainsi les personnes à effectuer des cures annuelles ou bi annuelles.

L’hypertension, qui touche près de 15 millions de français, est le premier facteur à risque des MCV. Aussi, agir naturellement sur ce paramètre est des plus précieux et des plus efficaces.

L’effet anti-inflammatoire, déjà évoqué à propos des risques de cancer, doublé des actions antistress oxydant et de l’amélioration de la résistance au stress nerveux viennent ainsi couronner les effets positifs de la plus puissante des médecines préventives qu’est le jeûne.

 

Au début des années 2000, la maladie d’Alzheimer occupait le 14e rang des causes de mortalité dans le monde. Aujourd’hui elle est passée au 5e rang avec un million de personnes touchées dans notre pays et elle pourrait même arriver à la troisième place dans les deux décennies à venir selon l’OMS (Organisation mondiale de la Santé). 

Le pire est qu’il s’agit d’une des seules maladies où, une fois le diagnostic posé, la maladie ne pourra qu’évoluer sans qu’aucune solution ou traitement médicamenteux efficace ne soit proposé.

 

Pourtant, le neurologue américain Dale Bredesen, qui a consacré plus de 30 années de sa vie professionnelle à comprendre pourquoi les cellules du cerveau peuvent dégénérer pour donner cette terrible maladie, affirme que de réelles solutions préventives, voire curatives, existent.

Mais avant de parvenir à proposer des solutions, il a mené une réflexion qui va à l’encontre de la théorie officielle. En effet, selon ce chercheur de l’université de Californie (UCLA), les plaques amyloïdes découvertes par le docteur Aloïs Alzheimer ne sont que les conséquences et non la cause de cette maladie.

Ces plaques pourraient correspondre à une réaction de protection des neurones face à une agression, par des toxiques par exemple. Une fois la menace écartée, le cerveau peut reprendre son fonctionnement normal. C’est donc l’exposition permanente aux toxiques et/ou au stress qui enclencherait la maladie.

La vraie question est donc : que faire pour protéger le cerveau des agressions possibles, pour lui éviter une telle maladie qui, si elle n’est pas enrayée suffisamment tôt peut incontestablement laisser des lésions irréversibles ?

La première action est, bien évidemment, d’éviter l’exposition aux agents pathogènes (molécules chimiques, toxiques, sur médication). La détoxication hépatique optimisée pendant le jeûne sera des plus favorables à cet effet.

Les corps cétoniques, omniprésents en jeûne, jouent le rôle d’un des meilleurs médicaments que l’on puisse espérer avec sa double action, antistress et anti oxydant, efficace en toutes circonstances. 

Tant et si bien que les chercheurs ont observé qu’en cas de régime hypocalorique, donc qui plus est en jeûne, les protéines amyloïdes Tau régressent.

Cette action « médicamenteuse » des corps cétoniques est renforcée par l’effet anti-inflammatoire du jeûne. Aussi pouvons-nous affirmer que le jeûne répare les premiers dégâts de la maladie d’Alzheimer tout en activant la neurogenèse dans l’hippocampe, zone du cerveau qui est la cible de la recherche médicale pour contrecarrer cette maladie.

En France, en 2015, 3,7 millions de personnes prenaient un traitement médicamenteux pour le diabète (soit 5,4 % de la population). Or pour 90 % d’entre eux, il s’agit d’un diabète de type 2, c’est à dire non insulinodépendant.

Aussi faut-il savoir que la pratique du jeûne, en plus d’abaisser les taux d’insuline et de glycémie, possède une vertu irremplaçable qui est de redonner aux cellules de la sensibilité à l’insuline. Ainsi, plus puissant que les médicaments glucophages administrés pour cette pathologie, un jeûne d’une semaine, une à deux fois par an, entretenu par un jeûne séquentiel de 16 heures, au moins 5 jours par semaine, redonnera dans la plupart des cas une signalisation insulinique normale, ré enclenchant une efficacité des récepteurs à l’insuline. 

Le jeûne agit donc sur les causes et non sur les conséquences du diabète de type 2. Bien évidemment, une hygiène alimentaire optimale devra être instaurée avec, en particulier, la mise en place d’un régime à index glycémique bas ou un régime à orientation cétogène pour soulager le pancréas.

Dans le même ordre d’idée, la pratique de 5 à 7 jours par semaine de jeûne séquentiel, plus, si besoin, d’une ou deux cures de jeûne d’une semaine par an, permet également d’agir sur les désordres hormonaux responsables de l’obésité. En plus de rétablir la gestion normale du sucre, la pratique du jeûne permet de lutter contre la résistance à la leptine, l’hormone de la satiété, perturbée chez les hyperphagiques et les personnes en surpoids. 

Notez qu’un régime, quel que soit son nom, n’aura jamais cette efficacité !

 

L’hygiène alimentaire et la pratique du jeûne sont les leviers les plus efficaces pour lutter contre l’obésité, véritable fléau des temps modernes ne touchant que les humains et les animaux domestiqués par eux !

 

Les vertus du jeûne s’étendent également aux troubles psychiques comme l’anxiété, la dépression ou l’épuisement. C’est un véritable renversement de la chimie du cerveau qui peut expliquer cela. En effet, pour s’adapter à la privation de nourriture, et donc de carburant, sur une période assez longue (schématiquement à partir du 4è jour), les neurones augmentent leurs sécrétions de sérotonine, d’acétylcholine et de dopamine tout en diminuant la capture de la sérotonine dans les synapses. On constate ainsi les mêmes actions sur le cerveau que les médicaments administrés pour ces troubles, mais sans les effets secondaires.

Pour conclure, il faut retenir que nous possédons d’immenses ressources, à la fois pour prévenir les risques liés au mode de vie des temps modernes, mais également pour activer les voies de régulation, de régénération, et d’auto guérison.

Le problème est, qu’en vivant en permanence à 100 à l’heure, en mangeant 3 à 4 quatre fois par jour, qui plus est une alimentation trop transformée et appauvrie en micro nutriments, nous n’offrons plus à notre biologie la possibilité d’activer ses propres capacités de régulation et de réparation.

Arrêter de manger quelques jours, idéalement en faisant une rupture avec son quotidien, possède d’autres vertus. C’est un moment privilégié pour renouer avec soi, méditer sur sa quête de sens et prendre conscience de l’importance du respect de sa santé et de l’hygiène de vie à adopter pour ce faire. Le jeûne devient alors un super pédagogue qui peut être soutenu grâce au transfert de compétences opéré par le thérapeute encadrant la cure, s’il est dûment formé pour cette action.

Le jeûne

Une voie royale pour la santé du corps et de l’esprit

Alain Huot - Editions Dangles

434 - 25 euros


Pour aller plus loin vous pouvez lire « Le jeûne - Une voie royale pour la santé du corps et de l’esprit. » De Alain Huot, éd. Dangles. 

 

Vous trouverez dans cet ouvrage une multitude de conseils pratiques et d’indications thérapeutiques. Vous découvrirez comment vous préparer au jeûne, comment le vivre en toute sécurité selon vos objectifs. Après la cure, vous apprendrez à cultiver la santé dans votre quotidien par la pratique d’une hygiène de vie appropriée. De plus, l’auteur nous fait part des recherches et publications scientifiques les plus récentes qui, souvent, confirment les observations des figures pionnières du jeûne (Dewey, Erhet, Shelton, Mosseri, Mérien…)

Alain Huot

Praticien de santé naturopathe, nutritionniste, aromatologue, il propose des consultations individuelles en naturopathie et en médecine nutritionnelle, en cabinet, dans le Tarn, ou par Skype. Il propose également des conférences gratuites, des formations en ligne en « Éducation à la santé » et en aromathérapie sur www.bebooda.fr

Il encadre des cures de jeûne dans différents lieux : le Tarn, la côte basque, l’île de Ré… au sein d’Hygea — « La santé par la nature ». 

Il est formateur, conférencier et auteur. 

 

Formations en « aromathérapie subtile et olfactive » en présentiel à Paris et Toulouse pour les particuliers et les professionnels de santé.

 

Cures de jeûne encadrées et supervisées par Alain Huot 

« Hygea – La santé par la nature » propose plusieurs formules de jeûne dans différents lieux :

« Jeûne découverte », jeûne de 3 jours à la campagne, dans le Tarn.

« Jeûne et thalassothérapie » jeûne de 7 jours, sur la côte basque ou sur l’Ile de Ré (incluant 2 demi-journées de thalassothérapie).

 

Calendrier, descriptifs et tarifs des stages, cures et formations : www.hygea-alainhuot.fr 


Derniers articles

Soutenir son immunité après le confinement

Guide spécial Coronavirus

Pourquoi le jeûne hydrique devient-il incontournable 21e siècle ?

Catégories

Création et référencement du site par Simplébo   |   Site partenaire de L'Omnes

Connexion